CGLE janvier 2026 bâtiments économes en eau

Quelles perspectives pour des bâtiments économes en eau ?

Lors du Carrefour de la Gestion Locale de l’Eau à Rennes, le 22 janvier 2026, plusieurs travaux ont été présentés autour de la réduction des consommations d’eau dans le bâtiment.

Ces travaux s’inscrivent notamment dans la dynamique portée par le projet Sobri’Eau, un projet de recherche-action appliqué dédié à la réduction de l’utilisation d’eau dans les bâtiments existants et leur parcelle, combinant expérimentations de terrain et outils opérationnels directement mobilisables par les acteurs locaux.

La démarche s’appuie sur un audit à la fois technique et humain, qui commence par interroger les besoins réels et accompagner les usages. La méthode vise à activer en premier lieu des leviers de sobriété, puis des solutions d’efficacité, au maximum low-tech, puis, lorsque cela est pertinent, des logiques de circularité ou de substitution. À titre d’exemple pour le logement, le projet vise à passer de 150 à 50 litres d’eau par jour et par personne.

Porté par AgroParisTech Innovation, l’École nationale des ponts et chaussées et le Cerema, Sobri’Eau développe des méthodes reproductibles pour travailler sur les freins techniques, économiques, sociaux et organisationnels. Les méthodes sont expérimentées sur trois territoires démonstrateurs avec l’accompagnement de 60 bâtiments pilotes.

Ces travaux s’articulent également avec ceux portés par le CSTB, qui développent des méthodes d’évaluation, des référentiels techniques et des outils d’aide à la décision. L’accent est mis sur le choix des équipements sanitaires où des différences de consommation significatives existent malgré un usage équivalent et sur le recours aux eaux non conventionnelles.

Le projet DREauP illustre cette approche en instrumentant finement environ 400 logements répartis sur une vingtaine de collectivités, il permet de mesurer l’eau par usage (hygiène, alimentation, entretien intérieur et extérieur), de dépasser les moyennes générales et d’identifier des leviers d’action précis, avec une lecture coûts/bénéfices estimés.

Enfin, des démarches comme le projet de l’outil Aqua’PRINT visent à intégrer et calculer l’empreinte eau dès la conception des projets, en évaluant les impacts sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment et en testant différentes stratégies pour optimiser l’usage de l’eau de l’esquisse à la livraison.

Cela traduit une évolution majeure, passer d’une approche globale et théorique à une approche fine, mesurée et opérationnelle, où chaque goutte compte et chaque décision est éclairée par des données concrètes.

En résumé :
« Travaillons d’abord sur la sobriété »
« Il faut sortir des valeurs moyennes et générales »

Mais quelles sont réellement les marges de manœuvre ?
Quels leviers peuvent changer la donne ?
Comment traduire la mesure en action concrète ?

La vidéo revient en détail sur ces enjeux ainsi que la présentation accessible ci-dessous et vous invite à explorer les perspectives que ces travaux ouvrent pour les acteurs du bâtiment.

Animation :
● Cyrielle VANDEWALLE, Chargée de mission gestion et protection des ressources en eau, FNCCR
Interventions :
● Léana MSIKA, Coordinatrice du projet SobriEau, AgroParisTech Innovation
● Maxime ROGER, Directeur de l’eau, CSTB

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